Deuxième jour... Levé de bonne heure, petit dej' frugal en compagnie d'un polonais pas des plus causant et Philippe vient me chercher.
Direction Drumul Taberei (
Droumoul Tabéreil ), nom du quartier où Franck a semble-t-il trouvé son bonheur. Un petit tour de l'appart' tout semble correct, la cuisine et la salle de bain sont dans un état neuf, entièrement carlé. L'appart est certes typé roumain enfin c'est normal. Puis viens le moment des négociations entre le proprio, l'agence et mes deux compatriotes coutumiés de la langue du célèbre Hagi.
En attendant, j'essaie de percuter quelque mots, mais je me sens un peu seul quand même. Ah si je case 2 phrases "şi sunt kalm" (
chi soun-te calm, je suis aussi calme) et "sunt leo" (
soun-te léo, je suis lion). Ce dernier critère étant très important pour la femme de l'agence

Je déconne bien entendu. Bref voilà une chose de faite, j'ai un appart!
Deuxième étape: la banque.
Drole de conversation pour l'ouverture de mon compte: le banquier ne parlait pas français, Franck ne parle pas bien anglais et il s'en va sans dire que j'ai quelques difficultés avec le roumain... Bref après moultes traductions en tous sens, je réussi enfin à ouvrir mon compte.
J'ai enchainé par les courses. Pour vous faire une idée, j'ai déboursé 25 lei (env. 7euros) pour: 2 bouteilles d'eau, du jus d'orange, du riz à réchauffer au micro-onde, du raisin, des clémentines et une cuisse de poulet (j'aime vivre avec le danger

)
L'aprem on enchaine à la direction des étrangers pour régulariser ma situation. Faut en vouloir, je ne sais pas si vous connaissez les 12 travaux d'Astérix, mais ça y ressemblait un peu. Je vous fais grâce de tous les intermédiaires par lesquels nous sommes passés. Finalement, l'un des cadres nous amène à un bureau en disant à la jeune femme "surtout ne les renvoie pas à l'information!" en d'autres termes "ne les renvoie pas à la case départ!

". On voyait bien à son sourire que ma situation de mi-travailleur, mi-étudiant, lui faisait bien iech... Enfin elle nous donne la liste de tous les documents nécessaires. Donc pour info, le statut de stagiaire en Roumanie, ça n'existe pas, de quoi se plaint-on alors en France?

En repassant par le boulot, je donne des nouvelles à ma mère par téléphone. Quelle ne fut pas la réaction de ma mère quand elle apprit que non seulement j'avais manger du poulet mais qu'en plus je projetais d'en remanger! Ca a eu le don de faire rire le bureau.

Finalement retour à l'auberge... dont je continue à en dire le plus grand bien... si l'un d'entre vous viens ici, je vous le conseillerai... L'occasion de rencontrer des gens de plein de pays: des roumains bien entendu mais aussi des australiens, italiens, norvégiens, brésilien, polonais ou même un belge d'Ypres.
On me dit que les américains ne sont pas tous comme Georges W. Bush, je me permet d'en douter après avoir vu la scène suivante. Un américain cuisine pour sa compagne roumaine: il fait cuire les oignons, la viande, les tomates... bref il fait tout ça bien... quand soudain sa copine lui demande qui a ouvert son sachet de poudre à pudding... et d'un coup il se rend compte que ce n'était pas des herbes qu'il avait ajouté à sa sauce

Une petite partie de fléchette en leur compagnie ainsi qu'avec un norvégien et le tenancier... Partie que je remporte aisément

Ce que j'ai aimé: Les guichetières d'ING Direct et du service du travail

Ce que j'ai pas aimé: L'impression que toutes les rues se ressemblent
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